Maxime Colin: un restaurant bientôt étoilé?

Maxime Colin: un restaurant bientôt étoilé?


Patrick Fiévez s’attable chez Maxime Colin, un jeune chef prometteur qui affine ses créations.

Voilà un chef qui, à la petite trentaine, affiche déjà un beau parcours: “Jeune Chef de l’année” chez Gault & Millau, “Étoile de la Cuisine Belge” (le concours organisé chaque année par l’association des maîtres cuisiniers de Belgique). Et puis, après un passage chez son frère Gaëtan, jadis étoilé (Jaloa), il découvre la Villa Lorraine au moment où elle retrouve un macaron grâce au chef Alain Bianchin.

©Morgane Ball Photography

Celui-ci s’en va pour ouvrir son propre restaurant, laissant le jeune Maxime assumer cette étoile, avant de se faire remercier par le propriétaire. Il rebondit en reprenant D’Oude Pastorie, un ancien presbytère du XVIIe fraîchement rénové au bord d’un étang. Un peu plus de trois ans après l’ouverture, le chef a atteint la maturité.

Une flûte de champagne Veuve Fourny, un brut premier cru blanc de blancs, accompagnée de mises en bouche: gaspacho de petits pois et menthe fraîche, vitello tonnato et poussières de câpres (le veau n’est pas cuit, c’est plutôt un carpaccio de veau) et délicieux petit croque-monsieur à la truffe.

©Morgane Ball Photography

Nous avons choisi le menu quatre services. Arrive une tomate aux crevettes délicieusement revisitée: crevettes grises d’Ostende épluchées à la main, tomates des Cailloux, un producteur provençal réputé, émulsion d’œufs mimosa et écume à la bière Rodenbach. Ensuite, pour la seconde entrée, ma compagne a choisi une préparation d’inspiration asiatique: queues de langoustines, pastèque, lait de coco et galanga s’unissent pour donner à ce plat de riches saveurs sans bousculer le goût du délicat crustacé. Pour moi, ce sera un tartare de bœuf irlandais servi avec quelques petits dés de foie gras, anguille fumée et sarrasin. Le poisson fumé perturbe quelque peu l’harmonie de l’assiette.



Du veau et des ris de veau aux cèpes, jus réduit: un plat vraiment craquant.

Le plat principal, pour nous deux, est du veau et des ris de veau aux cèpes, jus réduit. Un plat vraiment craquant: nous n’aurions pas refusé une repasse… Au dessert, ma complice choisit le fromage Tête de Moine et raisin d’Overijse. Pour moi, un crémeux au chocolat Orelys (Valrhona), fruit de la passion et sorbet maracuja.

Dans les verres, le sommelier nous a proposé une sélection pointue et éclectique: un splendide riesling autrichien (sec, minéral), un gewurztraminer alsacien lui aussi très sec (pour les langoustines), un rouge corse (cépage sciarello), un cabernet-sauvignon américain, un sauvignon de Touraine (pour le fromage) et un muscat autrichien (pour le dessert au chocolat). Maxime Colin a affiné sa cuisine; bientôt l’étoile?

Adresse?
Maxime Colin
Chemin des Curés, 1
1950 Kraainem
Tél. 02/720 63 46
Fermé dimanche et lundi.

Sommelier?
Laurent Delplace, ex-sommelier du SeaGrill, a revu la carte des vins. Pour la France: A. Bonhomme en Mâconnais, Servin et Dauvissat à Chablis, Cuilleron et Chave en Vallée du Rhône, Charlopin en Bourgogne Côte de Nuits, Bonneau du Martray en Côte de Beaune, Domaine Boucabeille en Roussillon. Belles étiquettes au Portugal et en Espagne (Cellar Barbara Forres). Cœur de carte: 45-78 euros

Décibels?
Musique en sourdine.

Addition?
Deux flûtes de champagne, deux menus quatre services (75 euros) avec les vins (35 euros): 250 euros.

On y retourne?
En été, pour la terrasse donnant sur l’étang.

A la recherche d’un restaurant près de chez vous? L’onglet ‘Les tables de Sabato’ reprend toutes nos adresses.



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