Les 20 nouveautés de 2020 selon Sabato: buzz, tendances et destinations

Les 20 nouveautés de 2020 selon Sabato: buzz, tendances et destinations


Notre boule de cristal a révélé les 20 éléments -mot, nom, destination, nouveauté- qui vont marquer 2020.  Décryptage. À vous de voir si vous les adopterez…

1. Arménie

Oubliez Copenhague et Barcelone. Selon Booking.com, la destination à inscrire sur sa wish-list, c’est Erevan, capitale de l’Arménie. En effet, le plus ancien pays chrétien du monde est le territoire d’une impressionnante collection de ruines et de monastères. Le secret le mieux gardé? Ses domaines viticoles, en général dans les mains de jeunes vignerons comme Zorah Wines en Transcaucasie, près du très biblique Mont Ararat. Cette région est le berceau du vin et de la vigne: le cépage vitis vinifera silvestris, ancêtre des cépages actuels, y pousse depuis un million d’années.

De plus, le nouvel hôtel Marriott à Erevan est une excellente adresse. Si on a envie de goûter des spécialitésculinaires arméniennes, rendez-vous au Dolmama, un restaurant traditionnel apprécié par Hillary Clinton.

©Inge Rylant

2. Bleisure

Combinez ‘business trip’ et ‘leisure travel’, et vous aurez un petit week-end de ‘bleisure’. En effet, les voyages avant ou après une conférence ou une réunion ont le vent en poupe. Selon le bureau d’études SAP Concur, ce phénomène a connu une augmentation de 18 % en 2019. Pourquoi ne pas arriver à destination un jour plus tôt ou y rester un peu plus longtemps?

De plus en plus d’hôtels, et même des hôtels d’affaires dans les grandes villes, répondent astucieusement à cette demande en proposant des facilités de loisirs, de découverte du quartier ou de la population locale. Ainsi, vous ne devrez plus chercher un autre hôtel une fois votre réunion terminée: restez où vous êtes, vous déjà êtes en vacances!

©Inge Rylant

3. Bralette

Elle a été l’un des points de mire des défilés à Paris: Givenchy, Lanvin, Mugler et Loewe ont présenté cette nouvelle petite chose, à mi-chemin entre top et lingerie, le bralette, promisww à un avenir ensoleillé par de tels parrains!

Cette pièce hybride,  croisement entre un soutien-gorge et une brassière, se porte comme un top, bien qu’il faille de l’audace pour s’y risquer quand on ne s’appelle pas Gigi Hadid ou que l’on ne se balade pas dans une station balnéaire. Ce succès annoncé n’est pas surprenant, aussi parce que la bralette a tout pour faire le bonheur de celles qui affichent leur ‘body positivity’, car elle souligne les courbes féminines et met en valeur le décolleté.

Elle a aussi ses détracteurs (et pas seulement les prudes qui la trouvent indécente), qui affirment qu’elle ne soutient pas suffisamment la poitrine. De là à dire qu’elle serait grossophobe, il n’y a plus qu’un pas… Comme quoi un tout petit mini morceau de tissu peut, pour des raisons très différentes, donner matière à discussion.

4. City Cycling

Tendance phare de l’univers du voyage, l’accumulation. Autrement dit, pourquoi s’en tenir à une seule ville quand on peut en combiner deux ou même trois dans un seul trip? Les “triangles d’or” comme celui qui relie Kyoto, Tokyo et Osaka par le train à grande vitesse Shinkansen, sont très prisés. Et faciles à organiser. Il en va de même pour des villes comme Los Angeles, San Francisco et San Diego, qui se combinent parfaitement dans un road trip en Californie.

De plus en plus de compagnies aériennes répondent à la tendance du ‘city cycling’: Icelandair offre une escale gratuite à Reykjavik, ce qui vous permet de visiter la ville en combo avec, par exemple, un voyage à New York ou à LA. Et tout ça avec un seul billet d’avion! Dans le même ordre d’idées, la compagnie aérienne portugaise TAP propose la formule suivante: pour chaque billet à destination de Toronto ou de Rio de Janeiro, le voyageur a droit à une escale gratuite à Lisbonne.

©Inge Rylant

5. Dark Sky

Alors que les voyages plus durables (train, écotourisme…) deviennent plus sexy, les destinations faisant la promotion des choses simples de la vie, comme le silence et le ciel étoilé, comptent de plus en plus d’adeptes. Un des exemples les plus connus est le projet Dark Sky Alqueva, dans la région portugaise de l’Alentejo, qui se qualifie de premier projet ‘starlight destination’ du monde. La nuit venue, on peut observer le ciel étoilé (‘dark skies glamping’), et cette contemplation métaphisique (qui devrait vous ouvrir les portes de la perception) sera soutenue en 2020 par un festival ‘Dark Skies’, organisé dans le village d’Alandroal.

La voûte étoilée qui coiffe le désert marocain, l’Atacama au Chili, le Kalahari en Namibie ou les steppes en Mongolie est d’une beauté totale. De plus en plus de tour-opérateurs et de sites web répondent à cettenvie en proposant des hébergements dans les spots les plus sombres du globe, dont Cool Places, qui dispose de nombreux ‘dark skies’ au Royaume-Uni. Preuve s’il en est qu’il ne faut pas aller à l’autre bout du monde pour admirer la voie lactée!  

6. Essayage numérique

Vous êtes en train de commander des lunettes de soleil sur un site et voilà que vous hésitez. Est-ce qu’elles vont vous aller comme un coup de poing dans l’œil ou, au contraire, vous mettre en valeur? Heureusement, une pratique application de réalité augmentée (RA) vous permet de les essayer numériquement. En effet, ce logiciel place un calque supplémentaire sur une image existante, créant ainsi un mélange de réel et de virtuel.

En pratique, vous prenez une photo de vous et la paire de lunettes choisie se place sur votre visage. De la même manière, vous pouvez tester un style de maquillage sans utiliser ni rouge à lèvres, ni eye-liner, par exemple sur le site du géant de la parfumerie, Sephora.

Un des pionniers de cette technologie est Instagram, qui a proposé cet outil aux marques qui ont un compte-vitrine pour faire du commerce. Pour le moment, on note  des labels comme MAC, Nars, Ray-Ban et Warby Parker, soit des noms limités aux cosmétiques et aux lunettes, mais d’autres suivront en 2020. Un bon plan win-win, car cette technologie devrait générer une augmentation des ventes en ligne. Ce qui réjouira l’acheteur, mais surtout Instagram…

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7. Pierric De Coster

Le travail de Pierric De Coster est une recherche de la simplicité. Ce designer et architecte belge explore la limite entre l’art et le design. Par le biais de proportions intéressantes et de détails épurés, il joue avec la perception de l’utilisateur. Et les apparences sont trompeuses!

Vous aurez peut-être déjà entendu son nom grâce à Dialect, l’agence de design et atelier de fabrication qu’il a fondée en 2012 avec Jonas Blondeel. Quant à ce dernier, vous avez sans doute repéré ses réalisations pour les boutiques Renaissance à Anvers et Princess Blue à Knokke.

Pour Pierric De Coster, 2020 sera une année dédiée à la petite échelle et à l’objet. Après ses débuts réussis, en 2017, marqués par l’armoire et les tiroirs ‘PDC’, des miroirs et un luminaire ont suivi. Au cours des prochains mois, il se consacrera à une petite famille de lampes pour l’éditeur valerie_objets. “Dans mon travail, je fais de plus en plus abstraction de la fonction. Je passe du design à l’art.”

8. Arbre Généalogique

Retrouver ses racines en partant en voyage: ce cliché s’avère exact dans le cas du voyage à la recherche de ses ancêtres. Cette tendance est déjà populaire aux États-Unis, ce qui n’est pas étonnant vu que la plupart des Américains sont d’origine étrangère. Certains tour-opérateurs composent des voyages sur mesure dans ce but et Airbnb a conclu un partenariat avec le laboratoire ADN 23andMe pour inciter les voyageurs à rechercher leurs origines.

En collaboration avec la société de généalogie AncestryDNA, la compagnie de croisières Cunard a déjà embrayé sur la tendance des ‘most personal journeys ever’. Ainsi, le paquebot de croisière Queen Mary II a navigué entre Southampton et Ellis Island avec à son bord des experts en ADN qui examinaient les lignées familiales des passagers. Même le Shelbourne, l’hôtel le plus renommé de Dublin, a un ‘DNA butler’, pour aider ceux qui pensent avoir des origines irlandaises à les retrouver…

9. Flygskam

C’est le chanteur suédois Staffan Lindberg qui a introduit le terme bizarre de ‘flygskam’, soit la honte de prendre l’avion. Dans un pamphlet qui date de 2015 déjà, ce précurseur a demandé à des Suédois célèbres de le signer, dont Malena Ernman, chanteuse d’opéra et mère de Greta Thunberg. Les signataires s’engageaient à prendre le moins souvent possible l’avion, quel que soit le motif. Cette action a suscité beaucoup d’intérêt et de soutien et, depuis lors, nombreux sont les Suédois qui ont adapté leur comportement.

On s’attend à ce que les vols courts soient remplacés par d’autres moyens de transport, ce qui aura également un impact sur le marché international en 2020. Ainsi, Eurostar s’est imposé comme l’alternative durable aux vols entre Bruxelles, Amsterdam, Londres et Paris. L’entreprise a même conclu un partenariat avec Thalys pour étendre son réseau de trains à grande vitesse.

“Les marques seront également de plus en plus jugées sur leur consommation de miles aériens”, déclare Martin Raymond, fondateur de Future Laboratory, une agence de tendances basée à Londres qui conseille L’Oréal, Ikea et H&M. “Le label de sneakers Allbirds par exemple, qui se présente comme une marque durable, ne peut plus faire l’impasse sur le transport aérien auquel il recourt et s’est donc imposé à lui-même une taxe carbone: pour chaque paire de sneakers vendue, 10 cents seront reversés à un fonds qui soutient le reboisement et développe une nouvelle technologie de purification de l’air.”

©Inge Rylant

10. Vegetable Butchery

C’est l’oxymore 2020 que l’on adore. Vu que le gluten est proscrit, que le lactose n’est pas toléré, que la viande n’est pas éthique et que le sucre est l’ennemi public numéro un: que reste-t-il? Les légumes! Et en effet, faites-en l’expérience: personne n’en dit du mal. L’année prochaine, on ira plus loin: on les placera sur un piédestal de luxe. Le marchand de légumes deviendra une galerie, avec courgettes, brocolis et autres panais érigés en œuvres d’art. Le grand magasin Harrods, à Londres, a rebaptisé son rayon légumes ‘Vegetable Butchery’, où le ‘vegetable butcher’ raconte de belles histoires de carottes et d’aubergines.

En Belgique également, les magasins Cru (groupe Colruyt) présentent les légumes de la manière la plus attrayante possible. Et l’américain Natoora, qui a des succursales à Londres, New York et Paris, a même été désigné ‘Aesop des légumes’ par le magazine de design Wallpaper. “Bon nombre de nos producteurs sont des artistes”, déclare Franco Fubini,  CEO de Natoora, qui travaille avec des producteurs locaux. Avec l’explosion de la hype vegan, ces derniers voient une occasion de se recentrer sur le développement de nouveaux légumes, plus savoureux. En collaboration avec la chaîne américaine Sweetgreen, le chef Dan Barber a développé une nouvelle variété de citrouille, la Robin’s Koginut, plus petite, mais beaucoup plus savoureuse. Bref, en ce qui concerne les légumes, l’année qui vient sera moins axée sur la quantité que sur la qualité et le luxe.

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11. Internet of toys

L’internet des objets affiche déjà une belle montée en puissance. Il suffit de penser au réfrigérateur qui fait sa liste de courses dès qu’il constate que certaines denrées viennent à manquer. La nouveauté, c’est l’internet of toys, soit des jouets “intelligents”, entendez connectés à l’internet, qui devraient mener à une révolution au pays des enfants. Un exemple? Hello Barbie est une Barbie avec laquelle on peut papoter: quand un enfant lui parle (un petit micro est caché dans son collier), le fichier audio est envoyé par WiFi à des serveurs américains où un programme de reconnaissance vocale permet, en une seconde, à la poupée de formuler une réplique appropriée.

Cette version de la célèbre poupée a un signe particulier: ses hanches sont légèrement plus larges pour que puisse s’y loger une pile. Autre truc en plus: elle a mémorisé 4.000 phrases, ce qui lui permet de mener une conversation avec un enfant.

Des jeux interactifs aux dinosaures qui parlent, le choix ne manque pas. Si l’idée semble intéressante, elle n’enthousiasme pas tout le monde. En effet, la sécurité de ces gadgets peut laisser à désirer. La poupée qui parle My friend Cayla pouvait espionner les enfants. Suite à ce scandale, elle a été retirée du marché. Bref, il est recommandé de toujours éteindre ces jouets interactifs!

©Inge Rylant

12. Liban

En 2020, c’est à Beyrouth qu’il faudra aller passer quelques jours. Si la ville fait son grand retour dans la catégorie expérience urbaine trendy, le pays dont elle est la capitale, le Liban, regorge de merveilles, des montagnes à la côte. Le bon spot: Beit Douma, un boutique-hôtel perché sur les collines de Batroun, propriété du couturier Rabih Kayrouz. Cet hôtel est installé dans un refuge  du XIXème siècle. Également incontournables au Liban: les six destinations de sports d’hiver, dont Mzaar Ski Resort qui, avec 80 kilomètres de trails et 42 pistes, est le plus grand domaine skiable du Moyen-Orient, à 50 kilomètres à peine de Beyrouth.

Après le froid, le chaud: une visite des oliveraies de House of Zejd à Beino, terroir de l’huile d’olive du nord du Liban, s’impose. Si c’est trop loin, on peut passer par la superbe épicerie boutique de House of Zejd de Beyrouth.

Outre les grands noms de l’hôtellerie, comme Four Seasons, la capitale compte une foule de petites adresses extra, comme la Villa Clara, exemplaire de la chaleureuse hospitalité libanaise. Pour un cocktail, rendez-vous au rooftop bar Coop d’État. Une petite faim? Tawlet est chaudement recommandé à l’heure du lunch: le menu du jour change quotidiennement et propose aussi bien des plats syriens qu’arméniens et palestiniens.

13. Solo

Voyager seul devient de plus en plus courant, et pas uniquement si on est célibataire. Le besoin de passer quelques jours ou quelques semaines tout à fait seul ne fait que croître. Un petit week-end de shopping ou de culture dans une grande ville? L’ascension du Kilimandjaro en Tanzanie? Se lancer le défi d’une semaine de ski dans l’arrière-pays du Spitzberg? Partir au pôle Nord à bord d’un bateau d’expédition? Et tout cela sans être accompagné(e)! 

On peut partir tout à fait seul ou, petit coup de canif dans le contrat, en compagnie d’autres solitaires qui partagent la même envie. Des agences de voyages comme Asteria Expeditions (Bruges) constatent une nette tendance aux voyages solo, même chez les couples mariés, et sans le moindre sentiment de culpabilité, car le temps que l’on prend pour soi est en passe de devenir l’un des biens les plus désirables et donc, les plus désirés.

14. Greg Moulin

Toute sa vie, Gregory Moulin a été fasciné par le verre. Cet artiste verrier travaille aujourd’hui dans une veine sculpturale et architecturale, après le mobilier et les luminaires. Comment s’est fait ce changement? “J’ai eu l’opportunité de faire un stage d’un an en tant que designer à Pékin, où j’ai conçu des intérieurs sur mesure pour des Chinois fortunés. C’était en 1998, et c’est en Chine que j’ai passé les meilleurs moments de ma vie.” Ce stage a complètement relégué l’art verrier à l’arrière-plan de ses projets professionnels. De retour en Belgique, il a mis son expérience au service d’intérieurs commerciaux, en fondant sa propre entreprise, Spacebox, spécialisée dans les stands d’exposition.

“Un beau jour, j’ai réalisé que j’avais 40 ans! Il y a encore tant de choses que je voudrais faire, mais avec une entreprise et du personnel, cela devenait difficile de trouver le temps. Le cœur lourd, j’ai donc vendu mon entreprise pour retourner à mes racines, l’art et le mobilier en verre.”

La première série, achevée l’année dernière,‘Reflections & refractions’, est un ensemble de formes architecturales en verre avec différents niveaux de réflexion et de réfraction. Un genre de collage 3D dans lequel les reflets apportent une quatrième dimension. Les œuvres ont été sélectionnées par la Galerie Latuvu à Bages en France, pour l’exposition collective ‘L’étang étant’. “Je vais également y organiser une exposition solo. Et, pour ma collection de mobilier, je reviens d’un voyage d’inspiration dans l’outback, en Australie: je voudrais présenter des nouveaux travaux en 2020.” Une aventure qui commence par un nouvel atelier d’exposition à la Farmfabriek, à Deinze.

‘L’étang étant’, du 10 avril au 31 mai 2020, www.latuvu.fr

15. Nomade

Les hôtels nomades sont flexibles et mobiles dans leur configuration, mais beaucoup plus luxueux que les différentes variétés de camping. En plus, ils sont situés dans les plus beaux endroits du monde. Un bel exemple est le concept ‘700.000 Heures’, qui passe d’une villa de luxe à une plage immaculée sans laisser de traces, ni d’empreintes de pas.

Du 20 décembre à la fin du mois de  janvier 2020, ‘700.000 Heures’ prend ses quartiers sur la place Vendôme à Paris, où deux chambres seront transformées en l’une des plus belles adresses de la capitale. Et d’avril à novembre 2020, l’hôtel itinérant se posera à Ine, au Japon, où une maison traditionnelle de ce village de pêcheurs près d’Amanohashidate ainsi qu’un temple de Koyasan seront transformés en hôtel de luxe temporaire. Avant de disparaître.

©Inge Rylant

16. Végétalien

Si vous emmenez un vegan et un végétalien au restaurant, il y a de fortes chances qu’ils choisissent le même plat, car le régime vegan est principalement végétalien et vice versa. Cependant, ces deux termes sont perçus très différemment, et c’est justement cette différence de perception qui nous amènera à manger plus végétalien que vegan en 2020. “Le véganisme part du refus de causer de la souffrance aux animaux et de cautionner l’industrie agro-alimentaire”, précise Saskia Neirinckx, stratège en relations publiques et consultante en tendances dans le business de l’accueil.

“Non seulement les vegans ne mangent pas de produits d’origine animale, mais ils ne portent pas de cuir et n’utilisent pas de cosmétiques testés sur des animaux. Les vegans peuvent apparaître comme des extrêmistes, d’autant plus que leurs convictions sont perçues par les non-vegans comme une forme de critique. Le régime végétalien, par contre, est basé sur la bonne santé et représente un choix positif en faveur de la consommation de fruits et de légumes parce que bénéfiques.”

Le magazine américain Forbes confirme cette perception. La semaine dernière, il a publié des chiffres étonnants: une enquête menée auprès d’un millier d’Américains a montré que seulement 43 % d’entre eux envisageaient de suivre un régime vegan, alors qu’ils seraient 58% à choisir une alimentation végétalienne. Étonnant quand on sait que, dans un cas comme dans l’autre, il y a la même chose dans l’assiette. Bref, tout est dans la tête!

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17. Portland

Ville portuaire dotée d’une bonne scène gastronomique, Portland, sur la côte de l’État américain du Maine, a été proclamée destination foodie 2020, d’autant plus si on aime le ‘sea food’. Les huîtres et le poisson sont frais et surtout, locaux. Les bonnes adresses sont légion, couvrant le spectre qui va du restaurant traditionnel comme le deli Rose Foods (poisson, bagels et café) au food truck comme le Mami Food Truck sur Fore Street, célèbre pour ses croustillantes croquettes de poulpes.

La gastronomie est tellement répandue à Portland que la ville a édité une carte, la Portland Food Map, où sont répertoriés les meilleures adresses -tables, foodtrucks et bars. À ne pas manquer: les ‘craft beer festivals’, dont le Summer Session Beer Festival, qui se déroule chaque année en juillet. La preuve que les USA sont une des destinations brassicoles les plus dynamiques du monde.

Au cours de ces dernières années, une foule d’enseignes d’hébergement en tout genre se sont ouvertes en ville: des hôtels boutique comme The Francis et Inn on Carleton, dans le quartier historique de West End, aux hôtels trendy comme le Press Hotel. Louez une voiture et explorez Deer Isle, accessible en empruntant le pont depuis Penobscot Bay. D’après les foodies, c’est aussi le meilleur endroit des États-Unis pour manger du homard. 

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18. Barbara Standaert

Pour Barbara Standaert, diplômée depuis 2018, chaque jour est différent. Un jour, la designer travaille sur des aménagements complets et, le lendemain, elle compose des bouquets de fleurs séchées. Son portfolio compte aussi des pièces de sa propre conception.

La jeune femme, 26 ans cette semaine, a déjà aménagé des intérieurs pour Humgy, un espace de co-working à Anvers qui a l’ambition d’offrir le cadre le plus productif. En effet, c’est surtout dans les environnements professionnels que la jeune designer voit le plus de potentiel. Elle a déjà travaillé pour Lemon Companies, une société informatique qui réalise des projets pour la KU Leuven, ainsi que pour le producteur de spiritueux Diageo et la chaîne de magasins danoise Flying Tiger.

Pour Gate15, un espace de co-working pour étudiants, elle a développé une table/banc multifonctions. Un  premier objet a été produit, le ‘Waterbench’, un banc en béton avec jardinière intégré qui s’autoalimente par osmose. Cette création, produite par Ebema, lui a valu d’être nominée aux Henry van de Velde Awards. Nous saurons fin janvier si elle a remporté le Golden Award.  Elle a déjà décroché le Design Fast Track Award à la Biennale Interieur l’an dernier. Grâce à ce prix, elle aura son propre stand à l’édition 2020.

19. Chuuut

Les observateurs de tendances sont affirmatifs: le silence est le nouveau son! Plus nous vivons les uns près des autres, plus le silence se fait rare. Alors que, comme le révèlent des études de l’Université de Groningue, les moments de silence sont essentiels pour la prévention de la démence et de la dépression.

“Dans le secteur de l’aménagement intérieur, nous constatons que le design acoustique gagne en importance”, pointe Hilde Francq, de l’agence de tendances Francq Colors. “Dans les maisons ouvertes, très populaires  aujourd’hui, ce n’est pas évident.”

Pour un peu d’inspiration, vous pouvez tester une expérience wellness dans un silence total au Silent Spa de Therme Laa en Autriche. “Les assistants et les coachs sont silencieux mais s’adressent à la clientèle par gestes.” Lonely Planet souscrit également à cette tendance en proposant des ‘silent retreats’. Au choix: dix jours de silence chez les moines bouddhistes en Thaïlande ou recherche de la paix intérieure chez Silent Stay en Californie.

20. Vegan hôtel

Dans le boutique-hôtel Saorsa 1875, dans le village écossais de Pitlochry, les chiens sont les seuls animaux autorisés. C’est ce qui lui a permis d’être le premier hôtel du Royaume-Uni à obtenir le label ‘vegan’. Des uniformes du personnel à la décoration d’intérieur en passant par la cuisine, tout est 100% vegan. Le linge de maison est en coton bio. L es oreillers et les couettes ne contiennent aucun produit d’origine animale, ni soie, ni plumes. Les produits de toilette et d’entretien sont, eux aussi, totalement vegan, et l’électricité est alimentée par un fournisseur vert.

Une suite vegan a également ouvert ses portes au début de l’année au Hilton Bankside de Londres, où le rez-de-chaussée accueille le restaurant OXBO, qui propose un menu vegan. Le directeur général précise que cette suite a été créée pour répondre à la demande croissante. La carte pour déverrouiller la porte ainsi que de nombreux éléments de la déco sont en piñatex, une alternative au cuir fabriquée à partir des fibres de cellulose des feuilles d’ananas. 



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