Des voyages “back to basics” pour entrepreneurs

Des voyages “back to basics” pour entrepreneurs


Il y a un peu moins d’un an, l’entrepreneur Peter Paelinck et le photographe Zeger Garré faisaient un road-trip en Écosse qui a changé leur vision de la vie. Le concept Cambussa était né. L’idée: sortir des entrepreneurs de leur zone de confort pour un voyage “back to basics”.

Dis Peter, qu’est-ce que tu vois?

Des montagnes, des arbres et un bateau.

Ok, un nuage. Et quoi d’autre encore?

Rien. Bon, tu l’as prise, cette photo? On continue?

Viens donc à ma place, Peter. Et regarde bien: ce bateau, cet arbre, cette ombre et ce nuage forment une ligne parfaite. Tu la vois? C’est ça que je veux sur la photo.

Mince, c’est seulement maintenant que je la vois! C’est donc ça, une photo parfaite?

Nous sommes le 28 août 2019. Le photographe de mode Zeger Garré (54 ans) et l’entrepreneur Peter Paelinck (50 ans), CEO de l’agence d’enseignes lumineuses Publisign, sont sur l’île de Skye où ils contemplent un paysage montagneux. Ça fera une belle photo, là n’est pas la question. Seulement, c’est la énième fois depuis le début du voyage qu’ils garent la Land Rover Defender LXV et que Garré passe un quart d’heure à composer la photo parfaite. Un exercice de patience pour Paelinck qui, durant les cinq jours de voyage, n’a cessé de se demander ce qu’il pouvait bien photographier.

Peter Paelinck et Zeger Garré ont fait un road trip en 4×4 en Écosse sans itinéraire et en campant dans la nature.
©Zeger Garré

“Notre idée était de descendre l’Écosse par la côte nord, et de faire du camping sauvage ‘back to basics’. Mais avec un photographe qui veut tout capter, on n’avance pas!”, témoigne Paelinck. “Au début, j’étais impatient, mais, finalement, ce rythme lent était la meilleure chose qui pouvait nous arriver.” 

Ces derniers mois, Zeger Garré a plutôt fait l’actualité pour avoir été contaminé par le coronavirus.
©Zeger Garré

Zeger Garré est connu depuis les années 90 pour ses portraits de mode et ses images cinématographiques en noir et blanc, qu’il vient de réunir dans un livre, “Emotions”. Ces derniers mois, il a plutôt fait l’actualité pour avoir été contaminé par le coronavirus. Son témoignage depuis l’unité de soins intensifs de l’hôpital universitaire de Gand en a fait le patient le plus connu de Belgique. “Mon voyage en Écosse avec Peter date d’avant la pandémie, mais il a changé ma vie autant que ma guérison.”

Peter Paelinck est un homme d’action qui déclare: “Je fonce sur ma cible comme une fusée. En tant qu’entrepreneur, ma concentration extrême est ma force. Ma devise? Seules les vaches attendent dans la prairie. Autrement dit, le slow travelling avec Zeger était pour moi un défi!”, explique-t-il. “Tout comme chercher un emplacement dans l’obscurité et planter sa tente sous la pluie quand on a faim et qu’on pue. Se débrouiller pendant une semaine pour assurer ses besoins élémentaires; je vous assure qu’on se sent renaître! On a plus d’énergie, de dynamisme, de créativité. Et plus de respect pour la nature.” 

Peter Paelinck est un entrepreneur né qui pense en termes d’objectifs.
©Zeger Garré

Passage à vide

Peter Paelinck dirige actuellement 15 sociétés et PME, principalement dans le secteur publicitaire. “Je pense en termes d’objectifs, de chiffres d’affaires, de bilans, d’efficacité et de planification à long terme: tout le contraire de Zeger! Pourtant, ce voyage avec lui est arrivé pile au bon moment”, explique-t-il.




“Ce voyage m’a donné plus d’énergie, de dynamisme, de créativité. Et plus de respect pour la nature.”

Peter Paelinck

Entrepreneur

“En 2010, j’ai repris une petite PME à Lessines, en Wallonie, Publisign. Elle employait alors vingt personnes: il y en a une centaine aujourd’hui. Depuis 2017, nous sommes leader du marché en Belgique, ce qui était mon objectif de départ. Pendant tout ce temps, je savais à combien précisément s’élevaient mon chiffre d’affaires et mes coûts, et quelles étaient mes perspectives. Une fois mon objectif atteint, toute cette motivation a disparu, comme mon envie d’entreprendre.”

“J’avais forcé la machine et épuisé mes équipes. Et, pendant deux ans, j’ai eu un passage à vide. C’est alors que j’ai rencontré Zeger. Le fait de lui parler et de travailler avec lui sur un nouveau projet m’a énormément aidé. J’ai réalisé que les affaires ne sont pas un marathon qu’on court et qu’on gagne seul.” 

Peter Paelinck en Zeger Garré: les voyages forment la jeunesse.

Ce qui est fou, c’est que les deux hommes ne connaissaient pas vraiment quand ils ont entrepris en voyage. Ils s’étaient rencontrés en 2017, lors d’un séminaire à Bruxelles, et avaient gardé de vagues contacts. “Un jour, j’ai appelé Peter pour lui demander un conseil au sujet de mon projet de livre de photos. “

“J’ai eu de la chance: Peter m’a répondu et il était chez lui, ce qui est rare parce qu’il voyage beaucoup. Nous avons parlé tout l’après-midi et toute la soirée de notre business, de notre approche et de nos doutes. Et de mon idée de livre. Au cours de ma carrière, j’ai souvent travaillé sur commande, mais cette fois, je voulais plus de liberté. Je voulais faire mon truc.”

“Zeger voulait faire un livre de photos consacré à ses passions: l’aventure, les portraits, les paysages et les voyages ‘back to basics’”, ajoute Paelinck. “Au départ, son idée était de faire un road trip en 4×4 en Écosse sans itinéraire et en campant dans la nature. Mais, chaque fois que je l’interrogeais sur son projet, ses plans n’avaient pas avancé d’un pouce.  J’ai donc décidé de l’aider à réaliser son rêve. J’ai commencé par intervenir sur le plan logistique, et, de fil en aiguille, je lui ai demandé si je pouvais l’accompagner.”

Peter Paelinck: “Un artiste et un entrepreneur ont un tout autre mode de pensée.”
©Zeger Garré

Back to basics

Au cours de l’été 2019, l’entrepreneur super organisé et le photographe de mode aventureux prennent la route, direction la région la plus rude du nord de l’Écosse, sans le moindre luxe: pas de connexion internet, pas de GPS, pas d’itinéraire, pas de réservations d’hôtel.




“Ne pas pouvoir me laver pendant cinq jours: quelle révélation!”

“Il y a des jours où je me suis demandé: mais qu’est-ce que je fous ici sous cette mini-tente, dans des vêtements trempés? En même temps, je voulais vivre cette expérience. Un artiste et un entrepreneur ont un tout autre mode de pensée. C’est pourquoi ce voyage était si intéressant: il nous a permis de nous réinitialiser.”

Le timing était parfait: Paelinck et Garré étaient tous deux en quête d’un nouvel objectif professionnel. Mais, avec des caractères aussi opposés, le voyage aurait pu très mal se passer. “Pour moi, être sur la route avec un homme d’affaires aussi chevronné que lui était très confrontant. Je suis trop artiste et trop peu entrepreneur. Sans son dynamisme, ce projet de voyage et de photo serait resté lettre morte, alors que j’ai l’aventure dans le sang. Chaque soir, quand je me glisse dans mes draps, je me dis: ah, si j’étais sous la tente!”

Portrait de Peter Paelinck tiré par Zeger Garré, connu depuis les années 90 pour ses portraits de mode et ses images cinématographiques en noir et blanc.
©Zeger Garré

Paelinck ne peut pas tenir le même discours, car il n’avait jamais fait de camping sauvage avant cette expédition. “Ce genre de voyage est à mille lieues de ma zone de confort. J’ai dû enlever mon costume d’entrepreneur et m’ouvrir à la créativité de Zeger. Et vice versa”, avoue Paelinck.

“La différence, c’est que Zeger voit des cadrages partout, alors que moi, je vois des opportunités commerciales. Chacun voit ce que l’autre ne voit pas. Et nous avons tous les deux un angle mort. En voyageant, Zeger m’a obligé à prendre le temps, à apprendre à profiter de la vie et, surtout, à mieux regarder. Auparavant, je filais droit devant, sans me retourner. Je pensais que j’étais sur la bonne voie, parce que les chiffres étaient bons.”

“Sauf que je passais à côté de la beauté, juste parce que je ne regardais pas autour de moi: j’étais trop centré sur mes objectifs! Maintenant, j’ose m’arrêter, une chose difficile pour un entrepreneur aussi motivé que moi. Je dois dire que le fait de ne pas pouvoir me laver pendant cinq jours a été une révélation: après, on profite tellement mieux de quelque chose d’aussi simple qu’une douche chaude. Il n’y avait pas de confort. Nous n’avions qu’un petit réchaud à gaz, une tente pour deux, des matelas tout fins, mais, ouf!, une bonne cafetière French Press -je n’avais vraiment pas envie de boire du jus de chaussette.”

L’entrepreneur né Peter Paelinck et le photographe de mode Zeger Garré ne se connaissaient pas très bien avant le voyage.

Aventure en Écosse

Pourtant, le jour où ils se sont réveillés à la pointe la plus septentrionale de l’île de Skye, ils n’ont même pas eu le temps de prendre un café. “Je sentais quelque chose sur mon visage: c’était la toile de la tente: le vent était violent, et la tente allait s’envoler!”, se souvient Paelinck. Sans même prendre de petit déjeuner, ils ont replié la tente et, hop!, ils ont mis les voiles. Pourtant, ils l’auraient bien mérité, ce café.

En effet, la veille, ils avaient eu de la boue jusqu’aux genoux pour désembourber leur Defender. “Je voulais absolument garer la voiture un peu plus haut sur une pente, pour avoir une meilleure vue. Comme il faisait noir, je me suis embourbé, une erreur de débutant. En plus, je n’avais pas mes câbles de traction avec moi”, regrette Paelinck. Garré a alors pris les choses en main: il s’est mis à essayer de dégager les roues de toutes ses forces.

En vain: la pluie avait transformé la terre en boue et les roues ne faisaient que creuser des ornières. “Nous campions au milieu de nulle part. Heureusement, nous avons aperçu quelques jeeps sur un parking à proximité. Et un Allemand a eu la gentillesse d’aller chercher des câbles avec moi”, ajoute Garré.

“Une heure plus tard, après avoir tiré de toutes nos forces, nous avons dégagé la jeep. Il faisait nuit noire. Nous avions tous deux imaginé la soirée autrement, car nous voulions écrire notre journal de voyage. Mais lorsque nous nous sommes assis autour du feu de camp et que cet Allemand a sorti sa cornemuse pour jouer pour nous, nous avons tout oublié. Ce fut un des moments magiques du voyage!”

Peter Paelinck: “Bien sûr, je me suis parfois demandé: mais qu’est-ce que je fous ici, sous cette mini-tente, dans des vêtements trempés?”
©Zeger Garré

Accepter ses différences

Manifestement, les dieux de la météo avaient décidé de pimenter le scénario, car ils ont essuyé cinq jours de pluie. Dès leur arrivée à Glasgow, les nuages ont commencé à s’amonceler. “Et lorsque nous avons dû monter la tente le premier soir, il pleuvait des seaux”, se souvient Garré.

“Je suis habitué à voyager de cette façon. Mais, en compagnie de Peter, sous la tente, je me disais que c’était dingue que ce type soit en train de faire ce road trip avec moi. Il peut se permettre tout ce qu’il veut. Il a l’habitude de loger dans les plus beaux hôtels et le voilà qui dort sur un matelas dur, beaucoup trop petit, coincé sous une mini-tente. Le comble, c’est que Peter a très vite lâché prise. Il ne s’est jamais plaint et s’est adapté. Dès que nous avons trouvé un endroit pour planter la tente, il s’est mis à préparer le dîner, pendant je préparais le couchage pour la nuit. Ça fonctionnait à merveille.”

Peter Palinck et Zeger Garré.
©Zeger Garré

Pourtant, le voyage n’avait pas si bien commencé, lorsqu’ils ont quitté le studio de Garré à Gand, par ce beau matin d’août. Dans la voiture, en route pour Zeebruges d’où partit le ferry, l’atmosphère était tendue. Garré avait promis de réparer la jeep, mais il n’avait pas terminé. Et quand Paelinck est arrivé, bien à l’heure, le sac à dos du photographe n’était pas bouclé.

“Il devait encore rassembler ses affaires, y compris son sac de couchage. Et quand nous avons enfin pu partir, il a encore vite voulu prendre une douche. J’étais sur le point d’exploser”, raconte Paelinck. “Et nous étions à peine partis quand, soudain, je me suis rendu compte que j’avais oublié le chargeur de mon smartphone”, ajoute Garré.




“Nous avons tous les deux un angle mort: moi c’est l’imagination, et lui, l’esprit d’entreprise.”

Peter Paelinck

Entrepreneur

Pour Paelinck, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. “Dis donc, ça ne va pas le faire!”, s’est-il exclamé, exaspéré. Ils se sont tous les deux mis à rire et la tension a presque immédiatement fait place à la compréhension. “C’était un moment clé”, sourit Garré. “Nous venions d’accepter nos différences.”

Des différences qui n’ont pas échappé à l’équipage du ferry Zeebruges-Hull. Paelinck a débarqué du Land Rover en costume, chemise blanche et chaussures en cuir, tirant un trolley impeccable. Et Garré en T-shirt, avec ses inséparables claquettes et un sac de sport rempli à la hâte. Sans chargeur.

“Sur le bateau, la première chose que j’ai faite a été de me changer”, précise Paelinck. “Il fallait que j’enlève ma tenue de travail. Je suis revenu en T-shirt et claquettes, et je ne les ai plus quittés. Nous avons escaladé des montagnes, traversé des rivières, marché dans la boue… J’avais apporté des bonnes chaussures, mais je ne les ai portées qu’une fois: pour désembourber la jeep.” 

“On doit pouvoir sentir la boue entre ses orteils”, déclare Garré. “C’est la meilleure façon de garder les pieds sur terre. Et la manière la plus pure de découvrir le monde. Bon, les rares  Écossais qui nous ont vus marcher chaussés comme ça nous ont pris pour des fous.”

Zeger Garré et Peter Paelinck.
©Zeger Garré

Cambussa

Il fallait s’y attendre: en voyageant avec Garré, Paelinck a remarqué que leur expérience avait un volet commercial, qu’il a transformé en opportunité: sortir des entrepreneurs de leur zone de confort pour un voyage “back to basics”, accompagné par eux deux. Il a donc imaginé le slogan “Lift Your Life” et le nom de marque “Cambussa”, l’acronyme anglais de créativité, ambition, motivation, business, subconscient et activité.

Zeger Garré: “On doit pouvoir sentir la boue entre ses orteils. C’est la meilleure façon de garder les pieds sur terre.”
©Zeger Garré

Ce type de voyages est destiné aux entrepreneurs qui se trouvent à un tournant de leur carrière ou de leur vie. Autrement dit, à des personnes désirant s’engager sur une autre voie, quitter leur canapé à 10.000 euros pour cuisiner sur un feu de camp au cours d’un voyage “Cambussa style”.

“Il faut être ouvert à un retour aux sources -ni luxe, ni téléphone, ni portefeuille, mais un abri, de la nourriture et de la chaleur. Tout le monde sait que c’est  la panique quand le chauffage, l’eau courante ou le réseau sont en panne pendant un jour. Nous l’avons remarqué lors de la crise du coronavirus: au début, c’était le chaos, mais, au bout d’un certain temps, on devient plus créatif, car il faut trouver des solutions pour remplacer le luxe perdu, qui était alors si évident. Lors de nos voyages Cambussa, tout ce confort est balayé, mais, en faisant quelque chose d’inhabituel, on finit par voir la vie et les affaires différemment”, affirme Garré.

Peter Paelinck: “Se débrouiller pendant une semaine pour assurer ses besoins élémentaires: je vous assure qu’on se sent renaître!”
©Zeger Garré

Pas de gourou

Non, Cambussa n’est pas un camp scout upgradé. “Ni un voyage pour les durs à cuire, désireux d’acquérir de l’expérience”, ajoute Paelinck. “Après l’été, lorsque la crise du coronavirus sera un peu passée, du moins nous l’espérons, nous commencerons à planifier les voyages avec ceux qui, dès à présent, se portent candidats. Zeger et moi voulons même créer une véritable communauté de marque autour de ce projet. Nous travaillons ensemble sur un livre de photos et de textes consacré à Cambussa. Il y aura aussi des collabs avec des labels de mode et outdoor.

Peter Paelinck: “De temps en temps, il faut se réveiller, et un voyage comme celui-ci le permet.”
©Zeger Garré

Si cela vous tente, vous pouvez poser votre candidature sur le site web. Mais ce n’est pas parce que vous vous inscrivez que vous pourrez d’office participer au voyage. “Nous effectuerons une sélection parmi les candidats. Nous voyagerons en groupe, mais formerons toujours des binômes pouvant offrir une valeur ajoutée. Même si ce voyage ne comporte aucun élément de compétition, les binômes partiront avec des missions élémentaires.”

“Et, le soir, nous discuterons de nos aventures autour du feu de camp. Zeger et moi y participerons également, mais nous ne jouerons ni au coach de vie ni au gourou thérapeutique parce que nous avons tous deux ça en horreur. Nous voulons simplement partager notre expérience avec le groupe, car nous avons nous-mêmes tiré des leçons d’un tel voyage.”

Bref, l’objectif n’est pas qu’après un voyage Cambussa, les participants vivent dans une cabane dans les bois ou troquent leur coûteux canapé pour un rocher. “Le but de ce voyage est d’apporter de la réflexion, de la motivation et de la créativité pour sa vie (professionnelle)”, précise Paelinck.




“On doit pouvoir sentir la boue entre ses orteils. C’est la meilleure façon de garder les pieds sur terre.”

“Aujourd’hui, je vois le monde des affaires de manière radicalement différente. Je tiens toujours à ce que les choses soient en ordre, ça n’a pas changé, mais cela me semble plus ancré, plus réfléchi et plus complet. J’écoute davantage, alors qu’avant, c’était surtout moi qui parlais. Je donne du temps à chacun et je cherche à mieux comprendre son histoire.”

“J’apprécie davantage la contribution et l’engagement des personnes qui m’entourent, ce qui me permet de continuer à filer comme une fusée, mais sans le stress du passé. Lorsque les problèmes quotidiens des affaires s’accumulent, on perd de vue l’objectif et l’image se brouille. Un voyage rudimentaire vous ramène au cœur de votre travail, pour que vous retrouviez votre ouverture d’esprit et une vue d’ensemble de la situation. Le voyage a encore affiné la vision de mon objectif.”

Peter Paelinck et Zeger Garré.
©Zeger Garré

“Vous savez, il y a beaucoup d’entrepreneurs comme moi, qui poussent le moteur à fond. J’ai souvent acheté et vendu des entreprises dans ma vie. À la longue, ça devient une routine et on finit par avoir des œillères. Et on se retrouve dans sa zone de confort. De temps en temps, il faut se réveiller, et un voyage comme celui-ci le permet. On s’arrête et on réfléchit à ce qui se passe autour de soi. Ça permet de rester vigilant. Et on a de nouveau les pieds sur terre.” De préférence, avec de la boue entre les orteils. 



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